Le Traditionnel Shambhala Mix d’Excision frappe fort, et chaque année, Excision accroît sa domination.

Attention la première ligne est longue : Excision, Jeff Abel, ce Dj compositeur producteur musicien de Colombie Britannique mais Canadien, qu’on ne présente plus pour son Label Rottun Recordings, ses 4 Albums (et ses 3 Albums remix, on peut ajouter les Ep, c’est pareil ça fait 5 de plus) ou encore son groupe Destroid, ses multiples collaborations, mais bien parce qu’il est un gigantesque tyrannosaure du dubstep (brostep pour les puristes… ) et que ses plus grands fans prennent des photos de leurs Breaking Neck ou autre Breacking Leg tellement leur soif de la divine basse biblique de l’idéogramme du « X » les poussent à se blesser pendant leurs danses de nécromanciens ; et aujourd’hui une notoriété incontestée dans la musique et démontre régulièrement sa technique à travers le Shambhala Mix, un rituel initié depuis 2008 au festival canadien Shambhala, à Salmo River Ranch.

 

Neuf années de Shambhala Mix

Les performances d’Excision en mix sont assez incroyables. Être Dj Excision aux commandes de 4 CDJ en délivrant de puissants « double drop » ou autres techniques de mix difficiles à maîtriser, il faut admettre, c’est plutôt impressionant. En termes de transitions, Excision est sur une base de 86 minutes de mix en moyenne pour 50-55 musiques de 2008 à 2012 puis 70 jusqu’à 84 musiques de 2013 à aujourd’hui, sur l’ensemble du mix. Cela donne un rendement de 1min45s par piste au début de 2008 à 2012, ce qui est déjà très peu, mais s’accélère de plus en plus vers les 1min10s par piste en 2016. Le mix est rapide, cinglant, sans merci.

Le mix étant numérique, la préparation du set est cruciale mais également facilitée par le matos on va pas se le cacher, ce qui nous doit de ne laisser aucune chance à la moindre erreur de knob, de mix, de choix ou d’intention. Mais encore une fois : Perdu. Excision ne fait pas d’erreur.

Outre l’aspect technique des enchaînements de morceaux, Excision sait également choisir des tracks pour des transitions plus qu’agréables auditivement, gérer les moments forts et caller les « tubes » dubstep aux bons endroits, et tout simplement surprendre, par exemple lorsqu’ils intègre de la Trap ou de l’Hybrid Trap.

Les sets proposés années après années sont toujours plus puissantsfilthy et délivrent un déchaînement de wobble, de lasers, de percussions. Les tracklists des différents mix du Dj Excision sont des mines d’or pour les plus gros puristes du Brostep. Avec près de 600 morceaux joués (les sets sont composés de 4 tracks divers pour 1 Track de lui-même), Excision propose les meilleurs crus de son label et met en avant de nombreux artistes en les incluant dans ce mix annuel.

Excision étant l’un des pionnier du style Dubstep (Brostep, les puristes ok ?) ce n’est donc qu’un enième hommage rendu à Jeff Abel pour l’intégralité de son travail que d’écrire cet article.

 

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